Le premier ministre, Sébastien Lecornu, avec le président de l’Association des maires de France, David Lisnard, et la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, Françoise Gatel, à Paris, le 20 novembre 2025.
« Je souhaite que le début du prochain mandat municipal puisse se faire dans la plus grande des simplicités. » En venant clore le 107ᵉ congrès des maires de France, qui s’est achevé à Paris jeudi 20 novembre, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a tâché d’apporter des réponses aux difficultés quotidiennes des maires… sans toutefois les éclairer précisément sur les deux dossiers brûlants de l’automne : la décentralisation et le budget pour 2026.
L’ex-maire de Vernon (Eure) a tenu un discours d’ancien élu de terrain, « dans une volonté d’apaisement », a précisé son entourage. Sébastien Lecornu a promis de prendre, « d’ici à Noël, un premier mégadécret qui va nous permettre d’élaguer beaucoup de normes et beaucoup de décrets qui [lui] semblent complètement surréalistes ». Et de souligner : « Ça peut paraître dérisoire, ça peut paraître simple. C’est la vie quotidienne des 500 000 ou 600 000 élus locaux du pays qui connaissent ces rigidités. »
Ce texte comprendra « 30 mesures », puis « 70, entre janvier et février ». Le premier ministre s’est lancé dans un inventaire « à la Prévert » qui pourra paraître abscons à ceux qui ne connaissent pas le quotidien d’un maire : « réduire les délais de la commission départementale d’aménagement commercial et autoriser sa réunion en visioconférence » – une mesure que le chef de gouvernement juge « révolutionnaire » ; « supprimer l’obligation de contrôle bimensuel des incinérateurs » tout comme « l’obligation annuelle de vidange des piscines municipales » – cette dernière mesure a reçu la satisfaction bruyante de la salle.
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