Les ex-otages Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis 2022, sont “libres et en chemin vers le territoire français”, annonce Emmanuel Macron

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré mardi après-midi s’être entretenu avec les deux ressortissants français.


Publié le 07/04/2026 15:35



Mis à jour le 07/04/2026 21:39

Temps de lecture : 3min

Des portraits des ex-otages Cécile Kohler et Jacques Paris publiés lors de leur détention en Iran. (FAMILLES KOHLER ET PARIS / AFP)

Des portraits des ex-otages Cécile Kohler et Jacques Paris publiés lors de leur détention en Iran. (FAMILLES KOHLER ET PARIS / AFP)

Un immense soulagement après de longs mois d’attente. Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris “sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran”, a déclaré Emmanuel Macron sur X, mardi 7 avril en milieu d’après-midi. Ils ont quitté l’Iran et arriveront mercredi en France, après avoir passé la nuit à Bakou, en Azerbaïdjan, a précisé le Quai d’Orsay. “C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles. Merci aux autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, aux services de l’Etat et aux citoyens qui se sont mobilisés sans relâche et ont ainsi contribué à leur retour”, a ajouté le président de la République.

Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran. C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles.

Merci aux autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, aux services…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 7, 2026

Quelques minutes après, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré sur X qu’il s’était entretenu au téléphone avec les deux ex-détenus : “Ils m’ont exprimé leur émotion et leur joie de retrouver bientôt leur pays et leurs proches”. “Il y a une mobilisation extrêmement forte du chef de l’Etat depuis le début” pour rapatrier Jacques Paris et Cécile Kohler, a affirmé l’Elysée, qui “remercie aussi les autorités omanaises pour leur aide”.

Cécile Kohler et Jacques Paris avaient été condamnés en octobre dernier, notamment pour espionnage au profit d’Isräel, avant d’être assignés à résidence à l’ambassade de France début novembre. La professeure de lettres de 41 ans et l’enseignant retraité de 72 ans avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran. Les diplomates ont travaillé sans relâche pour obtenir leur libération, dans un contexte rendu encore plus difficile par la guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février. Jean-Noël Barrot s’était encore entretenu dimanche avec son homologue iranien, Abbas Araghchi.

Peu après l’annonce du rapatriement des deux Français, l’assignation à résidence d’une Iranienne condamnée en France fin février a été levée mardi. “Le commissariat a appelé” Mahdieh Esfandiari pour lui signifier que la mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas) émise par le ministère de l’Intérieur était “levée”, a fait savoir l’avocat de cette ressortissante iranienne, souvent citée comme possible monnaie d’échange contre les deux Français.

L’entourage d’Emmanuel Macron a assuré à franceinfo qu’il n’y a pas eu d’accord avec la République islamique d’Iran pour un échange avec cette ressortissante iranienne. Interrogé à ce sujet lors du journal de 20 heures de France 2, mardi soir, Jean-Noël Barrot a répondu qu'”en aucun cas et d’aucune manière, nous n’avons mêlé le sort de nos otages avec les choix de politique étrangère de la France”.

Article précédentENQUÊTE. Pourquoi la disparition brutale des superpétroliers français pose un double problème