Des embarcations de plus en plus grandes et chargées de candidats à l’exil sont utilisées pour traverser la Manche depuis les côtes françaises.
Publié le 10/08/2026 16:38
Mis à jour le 10/08/2026 17:08
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Des migrants tentent de traverser la Manche depuis la plage de Gravelines (Nord), le 29 juillet 2026. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)
Une illustration de la nouvelle stratégie des passeurs, qui utilisent des canots de plus en plus gros au péril de la vie des exilés. Pas moins de 230 migrants se trouvaient à bord d’une seule et même embarcation aidée par l’association française de sauvetage en mer (SNSM), alors qu’ils tentaient la traversée de la Manche depuis les côtes françaises, dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 août, ont fait savoir la SNSM et des médias britanniques.
L’embarcation, qui transportait “plus de 20 enfants”, a été accompagnée par la SNSM jusqu’aux eaux britanniques avant d’être prise en charge par les secours d’outre-Manche, précise à l’AFP le directeur de l’antenne de la SNSM de Berck-sur-Mer, Jean-Marc Lamblin. L’association évoque une opération d’assistance “hors norme” et “un nouveau et triste record” pour ces “embarcations précaires”.
Lors du précédent record établi en juillet, 165 personnes ont effectué la traversée sur une seule embarcation de fortune. Le 4 août, plus de 170 migrants ont été secourus au large de Boulogne-sur-Mer après l’incendie de leur bateau en pleine mer. “Depuis trois mois, on voit passer de plus en plus” de canots de 15 mètres, explique Jean-Marc Lamblin.
“On a passé le record de 150 [personnes sur une même embarcation] il y a peu, on ne pensait pas qu’il pourrait y en avoir plus, mais il n’y a vraiment plus aucune limite”.
Jean-Marc Lamblin, directeur de l’antenne de la SNSM de Berck-sur-Mer
à l’AFP
Contacté par l’AFP, le ministère britannique de l’Intérieur n’a pas répondu dans l’immédiat. Un porte-parole du Premier ministre britannique Andy Burnham a dénoncé des images “épouvantables” qui “montrent la réalité derrière ces gangs de passeurs impitoyables, prêts à risquer des vies humaines pour faire du profit”. Selon les chiffres des autorités britanniques, 14 819 personnes ont traversé la Manche à bord de petites embarcations depuis le début de l’année. Un nouvel accord visant à lutter contre ce trafic a été conclu en avril dernier entre Paris et Londres.


