Mobilisation du 24 octobre : des centaines de milliers de manifestants dans les rues – franceinfo

Ils étaient 410 000 d’après le ministère de l’Intérieur, près du double selon la CGT. Ce samedi 24 octobre, la crainte de nouvelles violences n’a pas dissuadé les nombreux Français de descendre dans la rue.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Les boulevards des Maréchaux débordent à Paris ce samedi 24 octobre. Dans la capitale, 110 000 personnes ont défilé selon la préfecture de police, ils étaient 250 000 selon la CGT. Les cortèges étaient jeunes et chantants. La colère ne faiblit pas pour Amélie, étudiante à l’université. “Ma fac est délabrée, ça n’a pas été refait depuis peut-être une trentaine d’années. C’est laissé à l’abandon. Il n’y a pas de chauffage l’hiver”, affirme-t-elle.

Les jeunes étaient entourés par leurs aînés. Les revendications sont variées pour une salariée du privé, descendue dans la rue avec sa mère : “La vie chère, le manque de moyens dans les services publics, l’éducation, la santé…” Se mobiliser pour soi et pour les autres parfois, même à 82 ans : “Les autres, ça compte. Tous ces gens qui font des études et qui ne trouvent pas de boulot, ça compte. L’état dans lequel sont les écoles, les profs non remplacés, j’entends, alors je ne vois pas pourquoi je ne serais pas solidaire”, partage une retraitée.

410 000 personnes étaient mobilisées partout en France selon le gouvernement, 800 000 selon la CGT. Ils étaient nombreux à Nantes (Loire-Atlantique) et à Strasbourg (Bas-Rhin), 4 000 personnes à Besançon (Doubs), 26 500 à Toulouse (Haute-Garonne). Beaucoup demandent des actes d’urgence pour répondre à une crise qui s’éternise. “Il y a eu 800 000 personnes qui sont allées manifester la semaine dernière et la seule chose que Monsieur Macron a pu dire, c’est d’arrêter les manifestations et de mettre en place un couvre-feu. Sauf que ça ne résout pas le problème”, estime une manifestante.

Plusieurs générations étaient main dans la main samedi après-midi. “Je suis venu manifester avec mes enfants, d’abord pour eux et pour leurs petits copains, quand ils seront plus grands, pour un monde meilleur”, partage un père de famille.

La mobilisation était joyeuse à Marseille (Bouches-du-Rhône). Pour certains, manifester, c’est une nouveauté. “C’est ma première manifestation. Pourtant, la semaine dernière, ça a pas mal cassé. Mais je me suis dit que là, il fallait que je sois présent pour soutenir les causes qui sont défendues”, confie un manifestant. Dans les Outre-mer aussi, des manifestations ont eu lieu samedi, comme sur l’île de La Réunion.

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