Emmanuel MACRON
Monsieur le ministre,
Monsieur le préfet,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Monsieur le président du conseil régional,
Monsieur le président du conseil départemental,
Mesdames, messieurs les maires et les élus,
Messieurs les CEO et vice-présidents de Vorwerk,
Mesdames, messieurs les collaboratrices, collaborateurs, ensemble des partenaires,
Mesdames et messieurs, chers tous.
Juste, je vais dire deux mots en anglais pour remercier Thomas.
Thank you very much for your words, for the commitment of the family and the company, for France and the territory and thank you very much for this two millionth thermomix being produced here on this site, I will do my best, you can count on me, I will try to have the best possible use of this thermomix for sure.
Ecoutez, je suis très heureux d’être parmi vous et merci pour toutes celles et ceux qui ont fourni toute la matinée des explications avec souvent beaucoup de passion et d’engagement pour leur métier et leur travail dans l’entreprise. Mais si nous sommes là, c’est qu’on est à quelques jours d’une nouvelle édition de Choose France. Lundi, ça se tiendra à nouveau.
Au fond, c’était l’occasion à la fois de revenir sur ce qui a été il y a quelques années, une annonce faite dans le pays, qui était des lignes de journaux, qui est aujourd’hui une réalité que vous vivez, et aussi l’engagement d’une entreprise sur le territoire, qui est le fruit de ce travail collectif, de votre confiance, mais qui permet de montrer que, quand on parle de Choose France, de l’attractivité française, c’est une réalité.
C’est une réalité qui repose et qui se construit sur les réformes qu’on a pu faire ces dernières années, qui ont fait, parce que ce n’est pas un miracle ce n’était pas le cas avant, que depuis sept ans, on est le pays le plus attractif d’Europe. Ça a été confirmé, encore pour l’année dernière. Donc ça fait maintenant sept années consécutives que la France est le pays d’Europe qui attire le plus d’investissements étrangers. Ça ne tombe pas du ciel. C’est le fruit de réformes, du travail aussi de constance et de notre engagement collectif. C’est nos réformes macroéconomiques, nos éléments de simplification, je vais y revenir, toute la politique qu’on doit continuer d’accélérer au niveau européen.
Mais l’histoire de Vorwerk a quelque chose, je trouve, d’unique, d’extrêmement illustratif de ce qu’on veut faire. C’est aussi pour ça que je suis là auprès de vous. Une entreprise qui, il y a plusieurs décennies, a investi sur votre territoire. Donc c’est d’abord sa confiance dans la France, la force du couple franco-allemand. Quand on parle d’Europe, ce n’est pas abstrait. Donc cette confiance franco-allemande qu’on trouve aussi d’ailleurs dans les machines, les robots, je l’ai vu, vous me l’avez expliqué tout à l’heure, il y a des machines allemandes, puis des robots français, avec des partenaires qui sont présents ici et qui développent dans la région les robots avec lesquels vous travaillez. Il y a eu des moments de doute. À ce moment-là, les élus locaux se sont mobilisés. Je veux saluer la présence ici de nos maires, de notre département, de la région, évidemment, monsieur le ministre qui, à l’époque, était au premier chef intéressé. Vous vous êtes battus pour que l’entreprise ne parte pas et qu’elle reste, qu’elle se développe.
Ces dernières années, l’entreprise a fait des choix. Je veux quand même y revenir. C’est en 2022 qu’est annoncée la création d’un nouveau site, après Cloyes-les-Trois-Rivières, le site historique. En 2022, vous dites, on va s’installer à Donnemain, on va faire cet investissement, moderniser le site historique de Cloyes, investir ici pour créer une entreprise. La France, au début, n’était pas favorite. Mais vous faites cet investissement. En 2024, vous augmentez l’investissement en disant, on va aller plus vite encore sur la modernisation, créer plus d’employés. Et en 2025, vous faites l’annonce d’un nouveau site pour la R&D, la Chapelle-du-Noyer, pour investir à nouveau et embaucher à nouveau. Donc, depuis 2022, il y a eu 4 séries d’annonces faites par l’entreprise pour moderniser le site historique, créer ce site, aller encore plus vite et plus fort et créer un nouveau site. Ça, je veux vous remercier infiniment pour cette confiance.
Et au fond, pourquoi ? D’abord, parce qu’il y a une entreprise qu’on appelle de taille intermédiaire, donc un champion qui a grandi ces dernières années, plusieurs milliers de collaboratrices et de collaborateurs, qui a fait les bons choix industriels, qui a décidé de moderniser, de robotiser. Ça vous doit beaucoup. Et qui a fait le choix de l’Europe et de la France. Donc merci à vous, parce que c’est un vrai choix industriel. La deuxième chose, c’est vous. C’est parce qu’il y a des collaboratrices, des collaborateurs qui ont été exemplaires et qui ont montré leur engagement pour l’entreprise durant toutes ces années. Parce qu’on n’investit pas dans un endroit où les gens ne sont pas motivés. On n’investit pas dans un endroit où les gens ne montrent pas leur attachement à la marque, à l’entreprise. Ça m’a été dit tout à l’heure, ça nous a été dit à plusieurs reprises, y compris quand j’ai vu le directeur général et le président et la famille en 2022. C’est parce qu’il y a aussi des collaboratrices et des collaborateurs qui sont attachés à l’entreprise. Donc je voulais vraiment vous dire mes remerciements, parce que c’est ce collectif qui a permis ces choix.
La troisième chose, c’est parce qu’il y a des partenaires de qualité. Tous ceux qui sont là, partenaires industriels, qui font partie de cet écosystème d’innovation, de production, vous en êtes, et des élus qui ont continué de se mobiliser. Et puis il y a eu les services de l’État, et je veux vraiment remercier l’ensemble des services de l’État, les équipes de l’Élysée, des ministères, de Business France, de la préfecture et l’ensemble des services de l’État sur le territoire avec nos élus, parce que c’est pour ça qu’on a pu avancer aussi.
Je vais vous dire quelque chose pour que vous ayez confiance dans le pays, on avait une discussion tout à l’heure, j’en ai, moi, assez du défaitisme qu’on entend sur la France et sur l’Europe. C’est une folie. Sinon, on n’a pas confiance en nous-mêmes. Qui aura confiance en nous ? Mais ce qu’on a fait ici, c’est la démonstration en acte que c’est possible. Tout le monde nous dit que c’est impossible. C’est très, très long en France, en Europe, on ne peut plus faire de projet industriel. On s’est engagés. En 2022, on a dit 2 ans. 2 ans. Les gens nous ont dit, c’est impossible, 2 ans pour faire une usine. On l’a fait.
Les gens pensent que pour construire des usines en France, il faut faire des millions, voire des milliards de subventions. Ici, zéro subvention publique. Il n’y en a pas eu. Il n’y en a pas eu. Vorwerk n’a pas touché de l’argent de la France. Mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a foncé tous ensemble pour dire ce qu’était ce site, une friche agricole, on va créer une usine. Donc, on a été deux fois plus vite que d’habitude sur les permis. L’ensemble des collectivités territoriales ont simplifié leurs plans d’urbanisme. Les services de l’Etat ont redoublé d’efforts pour mettre en parallèle les procédures. On a payé des fouilles, ça oui, pour justement aller plus vite. En deux ans, on a bâti une usine. Donc, je le dis haut et clair, c’est possible.
Quand on a des femmes et des hommes motivés, fiers de leur entreprise, dont les qualités sont reconnues, quand on a le bon contexte macroéconomique, c’est-à-dire qu’il ne faut pas massacrer les entreprises avec de la fiscalité, ni ceux qui travaillent avec de la fiscalité, c’est ce que j’essaie de faire depuis neuf ans. J’entends parfois, chaque année, comme les hirondelles reviennent, on a parfois les velléités fiscales qui reviennent. Non ! Stabilité ! Stabilité, compétitivité européenne et rapidité ! Et donc, on l’a fait tous ensemble. On a créé ce site en deux ans. Ça, c’est une formidable force, c’est une source d’attractivité, c’est une source de fierté, mais ça montre qu’on peut aller de l’avant.
Donc, nous avons recréé ici, entre Cloyes, Donnemain, La Chapelle, des emplois industriels. Ce qui est d’ailleurs conforme à ce qu’on fait dans le pays depuis maintenant sept ans, c’est qu’on réindustrialise progressivement, là où pendant douze ans, on avait désindustrialisé. C’est l’ensemble de cette mobilisation qui est clé. Ce qui fait que, non seulement, Vorwerk a décidé d’aller plus vite, de doubler la mise, d’investir sur La Chapelle, mais je dois le dire ici aujourd’hui, sur la base de cet exemple, vous avez été nos meilleurs ambassadeurs.
Les équipes m’ont raconté tout à l’heure que quand une autre entreprise allemande, du Mittelstand, Zwilling, qui fait les cocottes Staub, disait, je vais fermer mon site en France. Ce n’était pas chez vous, c’est dans les Hauts-de-France, mais c’est la même équipe. Je vais fermer, je vais ouvrir l’usine en Malaisie, parce qu’en France, ils n’iront jamais assez vite, ce sera trop compliqué, etc. Grâce à vous, parce que vous avez été expliquer ce qu’on a su faire ensemble en deux ans. Vous avez été les voir, « vous devriez quand même leur demander ». On a bossé avec eux sur le même modèle, modèle Vorwerk. Cette même entreprise allemande, elle a décidé de moderniser son site et de réinvestir en France.
Donc à chaque fois qu’on raconte, c’est possible. À chaque fois qu’on se mobilise tous, en format équipe de France, on y va, en partenariat franco-allemand, on a des résultats, on réindustrialise, on recrée de la confiance, on tord le cou à des idées reçues, et on met un coup d’arrêt à ce défaitisme insupportable. On est un grand pays industriel, un grand pays d’activité, qui permet à des femmes et des hommes comme vous, de se reconvertir dans la carrière, à des plus jeunes de trouver un emploi, à un CDI à 20 ans, et à des femmes et des hommes de ce territoire, d’avoir un avenir industriel et de bâtir une vie avec leur famille. C’est ça, ce qu’on veut. On veut créer de la richesse dans notre pays, pour pouvoir soutenir notre modèle, que nos enfants aient une meilleure vie que nous. C’est possible il faut se retrousser les manches. Ce que vous faites, je vous ai vus sur vos lignes de production, ce que vous faites quand vous bâtissez aussi et que vous concevez cette modernisation, cette robotisation, et ce que l’ensemble des équipes ont fait pour que ça aille vite et qu’on soit compétitifs. Parce que c’est une bataille mondiale et que l’exemple de Vorwerk montre qu’on peut la gagner.
Donc voilà pourquoi je suis là. Pour dire, quand on a annoncé en 2022, en 2024, en 2025, des choses, c’était du réel, du tangible. On l’a là. Je suis même un peu moins bête maintenant sur comment on fait le bol, comment il est hermétique et comment on a les lignes de production. Donc ça, c’est grâce à vous. C’est grâce à nous tous. Vous pouvez être très fiers de ça.
Alors, je le disais, septième fois consécutive qu’on est le pays le plus attractif d’Europe. Lundi, on aura un nouveau Choose France avec des annonces qui s’annoncent formidables. La totalité de ce qu’on a annoncé ces dernières années, c’est en réaliser 87 milliards d’euros d’investissement d’entreprises allemandes, britanniques, mais parfois taïwanaises, chinoises, américaines, indonésiennes en France. C’est des emplois créés, c’est de l’investissement qui se fait, c’est de la richesse qui se crée chez nous. C’est ça dont on a besoin.
Donc, il ne faut pas lâcher ce combat. Il est essentiel. C’est le combat pour l’industrialisation. C’est le combat pour l’innovation. Je veux vraiment vous saluer tous parce que moi, c’est ce collectif que j’aime. Quand je vois des élus qui se battent sur le terrain quand ça risque de fermer, tout tenir, des élus qui se battent pour investir, accélérer les projets, quand je vois des élus qui se battent à nos côtés pour qu’on puisse former des jeunes plus rapidement et on tient ô combien à l’apprentissage, aux politiques de reconversion, ça, c’est la France qui gagne. C’est la France qui permet de créer des emplois et de vous offrir des opportunités et de vous voir avec fierté parler de votre travail comme vous l’avez fait tout à l’heure, ce qui est pour moi la plus belle des récompenses, ça vaut tous les chiffres de la Terre. Croyons collectivement dans le pays.
Alors, au moment où on se parle, il y aura plusieurs sites parce qu’on a créé les Journées de Choose France et donc aujourd’hui, dans beaucoup de sites, mais tout le week-end, il y a plusieurs douzaines de sites industriels qui sont ouverts au public. Ce sont des sites qui ont bénéficié justement de ces investissements de Choose France. Il y en aura partout en France. Donc on aura Aubert et Duval dans le Puy-de-Dôme, on aura Saint-James en Normandie, on aura aussi Novo Nordisk, à Chartres, qui a été un gros investissement dans la pharma qu’on avait été ensemble célébrer. Donc vous pourrez, la carte est rendue publique, avec toutes vos familles, aller dans ces sites pour au fond être attachés à l’industrie comme on est attachés aussi à notre patrimoine. On est dans un grand territoire, un grand département de patrimoine historique, on y tient aussi beaucoup.
Aimer nos usines, aimer notre industrie, c’est aussi important pour le pays, pour convaincre aussi beaucoup de jeunes qu’il y a de l’avenir dans l’industrie et qu’ils ont vos modèles à suivre, c’est-à-dire la possibilité de trouver des emplois stables, de qualité, où on peut être bien formé, où on est formé tout au long de sa vie, où on a amélioré les conditions de travail grâce à la robotisation, et où on peut avoir un emploi qui évolue tout au long de la vie. J’ai vu des exemples concrets où on prend des responsabilités et où on travaille dans de bonnes conditions.
Je ne veux pas être plus long, mais je voulais être parmi vous pour remercier de la confiance qu’il a eu dans la France, évidemment le groupe Vorwerk, pour vous remercier collectivement, chacune et chacun, de nous avoir permis de faire cela, et pour vous dire, pour nous dire collectivement, de croire en nous. On est une très grande nation d’innovation, d’industrie, d’agriculture aussi, et on a encore un avenir magnifique. Simplement, il faut être capable d’aller encore plus vite, de nous mobiliser, de valoriser nos atouts, d’attirer partout dans le monde ceux qui investissent, et de mettre en œuvre ce qu’on a dit qu’on ferait. C’est exactement ce qu’on a fait ici, et c’est ce qu’on va continuer de faire. Aucune fatalité, aucune simplification, aucun défaitisme. L’esprit de conquête, toujours et encore, parce que c’est possible, c’est la France et c’est l’Europe, et c’est l’amitié franco-allemande. Merci à tous.
Vive la République et vive la France.


