Les PME françaises souffrent de la crise d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz est en train de rouvrir progressivement. Mais le danger subsiste pour les navires et l’impact va se prolonger sur l’économie française avec des défaillances d’entreprises qui s’accélèrent. Les petites et moyennes entreprises qui constituent l’essentiel du tissu industriel français sont particulièrement fragilisées.

Publié le : 26/06/2026 – 11:48


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La flambée des prix du pétrole a pénalisé beaucoup de PME françaises, bien au-delà du secteur routier. Bertrand Cordier dirige un cabinet d’audit en Vendée. « Moi, je fais du conseil en entreprise. Je fais à peu près 1 000 kilomètres par semaine. J’ai une petite structure et c’est vrai qu’un gasoil à 2€ et des broutilles, ça impacte ma trésorerie, ça c’est clair. »

Dans la construction, tout un tas de matières premières industrielles importées ont vu leur prix grimper, indique Didier Massy, couvreur et président des Entrepreneurs de Nouvelle-Aquitaine. « Les tuiles de couverture, les PVC d’habillage, le zinc, l’aluminium, tous nos produits sont impactés. Ils ont augmenté de 15 à 30%. »

Dans l’agroalimentaire, le prix des emballages plastique s’est envolé, témoigne Dominique Sabot, fabricant de terrines fromagères dans le Cantal. « On fait beaucoup de plats cuisinés en barquettes et ça a pris une fois 12% en mars, et ça a repris 15% au mois de juin, en lien avec le détroit d’Ormuz et au pétrole. »

Toutes ces hausses, les PME françaises les encaissent sans pouvoir les répercuter sur leurs tarifs. Avec des problèmes de trésorerie aggravés par des délais de paiement qui s’allongent, les défaillances d’entreprises de 20 à 100 salariés se multiplient.

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